Pourquoi ce blog ?

150 000 jeunes sortent tous les ans du système scolaire français sans qualification ni diplôme, soit entre 15 et 20 % d'une classe d'âge.
Quelle autre organisation pourrait se permettre un tel taux de rebut sans interroger et remettre en cause son organisation et ses méthodes ?
C'est un gâchis monstrueux pour ces jeunes, leur famille et la communauté nationale.
Des experimentations, certaines vieilles de plus de 100 ans , ont démontré que des méthodes et des organisations différentes pouvaient y remédier.
Pourquoi n'est-on toujours pas sorti de l'expérimentation pour déployer ces méthodes et les offrir au plus grand nombre ?
A quelles conditions pourrait-on le faire ?
C'est à cette question que j'ai décidé de consacrer un travail de recherche devant mener à la rédaction et à la soutenance d'une thèse de Doctorat en sciences de l'éducation.
Ce blog est un outil au service de ce projet.

Sudbury Lessons From Pokémon GO

The mobile video game Pokémon GO is a sensation.  It has attracted 30 million users practically overnight.  Some predict Apple will make $3 billion on in-app purchases over the next two years.  But…

Source : Sudbury Lessons From Pokémon GO

3 mots

Une immersion en école democratique. Cela peut donner ceci 😀👍

L'École à l'Ǝnvers

Mes sentiments pendant mon immersion à l’École Dynamique…

Le premier mot qui me vient : liberté

Tu arrives, personne ne te dit ce que tu dois faire et comment le faire. A toi même de savoir ou chercher comment tu veux occuper tes journées. Le sentiment de liberté est total, tu peux faire ce que tu veux quand tu veux, du moment que tu n’embêtes personne.

J’ai discuté avec Yohann, membre de l’École Dynamique, sur « est-il possible de définir si des gens peuvent ou ne peuvent pas amener des enfants dans ce monde ? » (sujet qui pourra peut-être faire un article un jour ?) Suite à cette discussion j’ai pris connaissance du conte “Les 3 portes”. Je crois que si intégrer ce conte peut permettre de se sentir plus léger dans la vie, comprendre la philosophie qu’il décrit est primordial si on souhaite intégrer une école démocratique.

Je ne crois…

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Le positionnement de l’école Joyeuse dans le paysage éducatif

Nous aurions aimé écrire cet article. Mais à quoi bon refaire en moins bien ce que d’autres expriment pour nous ?

L'école Joyeuse

Il m’apparaît important d’éclaircir notre positionnement car toutes sortes de choses commencent à arriver à mes oreilles, qui ne me semblent pas justes avec ce que nous voulons proposer.

Ce que nous ne sommes pas : une école de deuxième choix

« Vous êtes une école de la seconde chance ? », « Ça peut être bien votre école pour ceux qui échouent dans le système classique »

Non, nous ne sommes pas une école de la seconde chance. Oui, notre école peut convenir à des jeunes qui « échouent » (selon les critères en vigueur) dans le système classique. Mais elle peut aussi très bien convenir à ceux qui « réussissent ». Car les notions de réussite et d’échec du système traditionnel n’ont tout simplement plus de sens au regard de la philosophie d’une école Sudbury. Il n’y a plus personne pour juger ou évaluer si une personne échoue ou réussit. Sur quels critères le ferait-on ?

Nous…

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Pourquoi une école Sudbury ça fonctionne? Partie 3

Merci pour cette belle traduction.
Voici une présentation claire des écoles Sudburry. Tout y est dit, laissez vous interpeller.

Maintenant, certains d’entre vous pourraient penser que tous ces résultats merveilleux arrivent d’une façon linéaire. Je souhaiterai que ce soit vrai. En fait, les enfants passent par des périodes de remise en questions de leurs propres capacités, en partie parce qu’ils sont conscients que les enfants ne sont pas respectés dans la communauté plus large; il y a aussi des périodes d’ennui. Quand ils remettent en questions leurs propres capacités ou s’ennuient, le premier réflexe des parents, et le plus destructeur, et qui peut les blâmer, cela pourrait difficilement être plus naturel, est de les aider à comprendre ce qu’ils veulent faire et comment ils veulent occuper leur temps. Dans une certaine mesure cela a du sens. Aider une autre personne à résoudre un problème est l’une des choses les plus merveilleuses qu’une personne puisse faire pour une autre. Mais, trop d’aide des parents, même apportée en douceur, implique  les…

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Éloge de l’intransigeance

Une réflexion sur la sanction, le respect et l’intransigeance au s’en d’une école démocratique. Certains peuvent y voir un paradoxe. J’y vois un cadre  A S Neil, le fondateur de Summerhill a écrit un ouvrage intitulé « Freedom, not licence! »

J’y souscris

Source : Éloge de l’intransigeance

Éloge de la diversité

Dans un école démocratique … »on propose un cadre complexe mélangeant tous les âges et niveaux de maturité, où l’on doit en permanence s’adapter à des situations imprévues, et où chaque membre peut transformer le climat de la communauté et ce qui s’y passe d’une seconde à l’autre. »
Et ça fonctionne !

Blog École Dynamique

J’ai parcouru la littérature Sudbury et en particulier leurs études sur leurs anciens (Legacy of Trust et Pursuit of Happiness). J’ai visité Sudbury Valley School pendant 2 semaines et quelques autres écoles du même type. J’ai moi-même vécu cette expérience particulière en tant que membre du personnel de l’Ecole Dynamique pendant 5 mois intenses et fructueux. Suite à tout cela, il n’y a plus lieu de douter que cette philosophie éducative marche formidablement bien, et ce que j’entends par là, c’est que les écoles de ce type accomplissent efficacement la mise en place d’un cadre où les enfants grandissent pour devenir des adultes effectifs et épanouis dans la société d’aujourd’hui.

Il se pose alors deux questions. Comment ça marche ? et Pourquoi ça marche ? Après 47 ans d’expérience, les fondateurs de la Sudbury Valley School continuent d’essayer d’apporter des explications en écrivant quantité de bouquins et d’articles. Daniel Greenberg commence parfois certaines…

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Accompagner les apprentissages autonomes, un nouveau défi ?

De quoi parle-t-on ?

Apprentissages autonomes

Est dit autonome, tout apprentissage resultant de la volonté expresse de l’apprennant, quelque vecteur que cet apprentissage utilise.

C’est l’inverse de l’enseignement non-sollicité.

Un enfant qui apprend à compter par lui même en jouant aux cartes, un adolescent qui apprend à programmer, seul avec des manuels ou des tutoriels en ligne, ou bien à faire du skateboard avec ses pairs, un adulte qui apprend une langue nouvelle, y compris en participant à des cours pratiquent les apprentissagss autonomes.

Cela n’est donc pas une question d’âge ou de situation sociale, c’est la réponse à un besoin intrinsèque de l’indvidu. C’est ce qu’Edouard Claparède a démontré et expérimenté par “l’éducation fonctionnelle” et que Jean Piaget a nommé le déséquilibre cognitif.

Le sentiment du besoin est le premier (seul ?) déclencheur d’apprentissage. Ce besoin peut-être trivial – communiquer, se déplacer, apprendre à cuire des pates – ou spirituel – obtenir des réponses à des questions existentielles, le cerveau ne se mobilise pas en son absence. Claparède écrivait que l’intelligence ne se mobilise que pour répondre à une situation nouvelle, pour laquelle les automatismes sont insuffisants.

Apprentissages informels

Est dit informel, tout apprentissage ne resultant pas d’un enseignement délivré par une institution – scolaire, éducative, professionnelle, … .

Nous pouvons nous interroger sur la proportion de ces apprentissages dans nos activités quotidiennes en regard de ce qui nous a été enseigné dans l’institution scolaire. La majeure partie de ce que nous savons provient de nos apprentissages informels.

Enseignement non-sollicité

Il n’y a pas qu’à l’école que nous sommes exposés à des injonctions d’apprentissage non-sollicitées. John Holt l’explique dans “Les apprentissages autonome, comment les enfants apprennent sans être enseignés”, l’humain est un être “enseignant” par nature. Son reflexe, quand il répond à une question, est d’expliquer, enseigner. La grande difficulté est d’adapter la réponse à l’attente réelle, et non supposée, de la personne qui pose la question.

Quel parent ne s’est jamais vexé du peu d’attention que son enfant portait à une réponse trop longue au goût de celui-ci ? Une personne qui pose une question, adulte ou enfant, la pose pour obtenir une réponse immédiate à un problème immédiat. Un développement trop long va, même s’il est bienveillant et fait semblant d’être attentif, l’indisposer très rapidement.

Que dire de l’efficacité réelle de l’enseignement à des enfants, captifs et n’ayant pas voix au chapitre, dans les établissements scolaires ?

Enseigner, guider ou accompagner les apprentissages ?

Une inversion de paradigme

Nous l’avons vu plus haut, enseigner est une tentative pour provoquer l’apprentissage sans tenir compte de la motivation intrinsèque de l’élève et de son besoin réel. C’est exposer un savoir, du point de vue du “sachant” à des “apprenants” dont la fonction – le “métier” – est de les apprendre. En milieu scolaire, le but principal de cet “apprentissage” est d’amener une population à un niveau de connaissance moyen facilement évaluable.

Les chiffres de l’éducation nationale montrent que seuls 50% des éléves des réseaux d’éducation prioritaire – contre 80% des autres – maitrisent en fin de troisième les competences 1 et 3 – Français et Sciences – du socle commun. Facteur aggravant : ce pourcentage baisse de moitié pour tous quand ils ont redoublé au moins une classe.

Guider les apprentissages est une tentative  pour mener les “apprenants” sur un chemin qu’ils n’ont pas choisi mais qui est celui voulu par l’institution. Claparède, comme co-fondateur de “l’éducation nouvelle” au début du 20ème siècle, écrivait que la question n’était pas “que l’enfant fasse ce qu’il veut, mais qu’il veuille ce qu’il fait”.

C’est le compromis auquel se sont ralliés presque tous les fondateurs et adeptes de l’éducation nouvelle, Decroly, Montessori, Freinet, ….. Ils ne remettent pas en cause, en ce début de siècle, dans un monde en mutation où la science et le progrès sont portés au pinacle et où les idéologies tiennent une si grande place, la nécessité d’instruire tous les enfants de manière identique. S’ils divergent sur les méthodes d’enseignement en promouvant les méthodes actives, des outils différents, et si, comme Claparède, ils veulent mettre l’enfant au centre, à aucun moment ils ne remettent en cause le modèle basé sur un cursus commun à vocation généraliste, écrit par des adultes – sachants – pour des enfants – ignorants.

Finalement le mouvement de l’éducation nouvelle s’est bien coulé dans ce modèle paternaliste, même s’il se voulait bienveillant. Ceci pourrait expliquer que l’Institution scolaire en ait eu si peu peur et qu’elle se suffise d’autoriser ça et là des “experimentations”.

A la marge, A S Neill, fondateur de l’école de Summerhill en 1921, s’est rapproché du modèle qui nous interesse. Il a créé une école démocratique, où la voix d’un enfant vaut celle d’un adulte. Où des cours sont offerts à celles et ceux qui veulent les suivre, sans aucune obligation de participation ; mais il est resté dans le cadre “enseignant/enseigné”.

Accompagner les apprentissages autonomes, c’est faire une confiance totale et inconditionnelle à la vie et à l’enfant. Comme dit Jean-Pierre Lepri, qu’il soit Inuit, Pygmée, Papou ou Européen des villes, tout être vivant apprend de son environnement. S’il le voulait, il serait incapable de ne pas apprendre. Decroly avait pressenti celà avec sa théorie de “interêts” mais sans oser pousser le raisonnement à son extrême.

Claparède dit que l’enfant n’est pas un adulte incomplet mais un être adapté à son environnement et au moment présent de son évolution, comme un tétard n’est pas une grenouille incomplète. Il est curieux, inventif, enthousiaste, c’est une “machine à apprendre” qu’on ne peut que perturber en essayant de la forcer. Le nouveau paradigme est, à notre sens, celui-ci.

Nous ne devons plus rien organiser “pour”, mais accompagner les demandes sans les provoquer. Ceci nous demande, à nous les adultes , une capacité d’attention, d’observation, de reflexion oubliée par beaucoup et qu’il nous faut réapprendre.

A ce prix seulement les enfants retrouveront leur goût inné pour l’apprentissage et l’expérimentation.

Des écoles et des familles pratiquant ainsi montrent au quotidien, et depuis longtemps, les réussites de cette approche.

La question est donc, encore et toujours, politique. Que souhaitons nous collectivement pour nos enfants qui leur permette de créer la société dans laquelle ils vivront ?

Les talents sont divers, s’il est indispensable que chacun ait les mêmes chance de réussite et d’accomplissement, est-il indispensable que tout le monde ait la même culture ?

Votre éducation, vous la préférez au menu ou à la carte  ?

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