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Edouard Claparède et l’évaluation

Les notes ont-elles une valeur pédotechniques ?

Les notes ont-elles une valeur pédotechniques ?

Pour Claparède[1] le scientifique, le terme évaluation a un sens particulier. Le psychologue expérimental mesure, pèse, confronte, compare, analyse.

Pour l’enseignant, l’évaluation se réduit souvent à la note. Or, la carte n’est pas le territoire. La représentation n’est pas le phénomène. Le débat que nous vivons actuellement en France, récurent depuis que l’école existe, est aussi biaisé par cette confusion.

Claparède traite de la question dans un article, paru à Genève, des archives de psychologie de décembre 1912 :

«Il n’y a guère d’école ou d’institution où le travail et la conduite des élèves ne soient appréciés par une série de notes périodiques, qui se donnent en général par chiffres, oscillant entre un maximum (par exemple 6), représentant le perfection et zéro, qui signifie le néant, les valeurs intermédiaires correspondant aux divers degrés de la qualité du travail ou de zèle : bien, assez bien, médiocre, mal, très mal.

Ces notes jouent, dans la vie de l’écolier, un rôle considérable. Ce sont elles qui vont établir le bilan de son activité quotidienne, de ses progrès mensuels, annuels. Elles constituent pour lui un dossier qui va l’accompagner jusqu’au seuil de l’âge adulte, et d’après lequel il sera jugé par sa famille, par ses camarades. Elles sont donc un facteur capital dont il convient que l’éducateur examine soigneusement les effets. (suite…)

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Edouard Claparède et les Sciences de l’éducation

Edouard Claparède (1873 – 1940) est un Médecin et psychologue genevois, contemporain des médecins-pédagogues Maria Montessori et Ovide Decroly, avec qui il participe à la création du mouvement de « l’éducation nouvelle », en animant avec passion les congrès dans le monde entier.

Claparede-dessinIl est ami du grand psychologue français Alfred Binet, initiateur des tests psychotechniques.

Il est aussi le premier à avoir publié Sigmund Freud, Maria Montessori, Baden-Powell, le fondateur du scoutisme, et John Dewey, philosophe et pédagogue américain, en français.

Ayant remarqué la qualité de son travail, il recrute en 1921 le jeune Jean Piaget, alors âgé de 25 ans, qui prendra 10 ans plus tard sa suite à la tête de l’Institut Jean-Jacques Rousseau, qu’il a créé en 1912, et du Bureau International de l’Education.

Toute sa vie il mène de front ses consultations de médecine, de psychothérapie, ses recherches en psychologie et la promotion de ses convictions humanistes et chrétiennes.

Il jouit de son vivant d’une notoriété internationale dans le monde de la psychologie et de la pédagogie. Un de ses ouvrages, « Psychologie de l’enfant et pédagogie expérimentale » connaît  11 éditions, traduites en 9 langues, entre 1905 et 1926, à chaque fois réactualisées et complétées par l’auteur. Grand épistolier, il totalise 2 000 correspondants professionnels.

(suite…)

L’école sur mesure

claparede

Ouvrage d’Edouard Claparède, médecin et psychologue suisse du début du 20ème siècle.
Acteur de l’éducation nouvelle, comme Ovide Decroly, Maria Montessori, Celestin Freinet, son traité  « L’école sur-mesure » met en avant « les diversités d’aptitudes et les réformes qu’elles entrainent dans l’organisation scolaire« .

Il plaide pour une prise en charge aussi individualisée que possible des enfants et pour la reconnaissance des sciences de l’éducation en tant que discipline scientifique à part entière.

Dans l’école sur mesure il promeut surtout l’étude rationnelle des mécanismes d’apprentissage. Il est prêt à valider par l’expérience ses « nouvelles conceptions éducatives » comme il l’a fait dans ses précédents travaux de psychologie.

Il s’appuie pour cela sur l’Institut Jean-Jacques Rousseau, institut psychopédagogique auquel il assigne plusieurs fonctions :

  • Ecole professionnelle pour les éducateurs et les candidats à l’enseignement
  • Centre de recherche en sciences de l’éducation
  • Centre d’information destiné aux professionnels
  • Centre de propagande, pour propager dans tous les milieux les convictions et les travaux de l’institut

Il écrira plus tard sur l’éducation fonctionnelle qui postule que l’enfant, comme tout humain, apprend pour répondre à un besoin. Sachant pourquoi il apprend, il se crée une motivation intrinsèque qui est gage de plaisir d’apprendre et d’acceptation de l’effort.
Il développe aussi l’idée que l’enfant, comme chez tous les animaux, apprend d’abord par le jeu, et que ceci est une activité sérieuse.

Pour lui, l’école doit être un laboratoire ou l’enfant expérimente grâce à des méthodes actives. Elle doit être une source de joie qui fait aimer le travail.
Le maitre doit être stimulateur d’intérêt et créateur d’enthousiasme.

Map résumé de lecture © frédéric Miquel 2013

Map résumé de lecture
© frédéric Miquel 2013

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Edition de 1953 augmentée de 2 études et d’une introduction sur l’éducation fonctionnelle de Paul Meylan. Chez Delachaux et Niestlé
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