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Apprentissage de la lecture. Et si on leur foutait la paix ?

via Vont-ils apprendre à lire un jour?

Ce que l’école devrait enseigner – Plaidoyer pour changer l’école.

François Jarraud, du Café pédagogique, nous offre aujourd’hui un entretien avec Roger-François Gauthier, Inspecteur général de l’éducation nationale. Voici l’introduction à l’entretien :

Un inspecteur général peut-il écrire un livre révolutionnaire ? C'est ce que fait Roger-François Gauthier  avec "Ce que l'école devrait enseigner" (Dunod), un vibrant plaidoyer pour le curriculum. Pour lui, réfléchir enfin à l'organisation des savoirs scolaires et aux contenus enseignés c'est "une révolution de la politique scolaire", pour ne pas dire de l'Ecole. transformer l'Ecole. En effet, il démontre que se poser la question de la culture commune c'est remettre sur l'atelier toutes les bases de notre Ecole et ses finalités. Membre du Conseil supérieur de l'Education, RF Gauthier publie ce plaidoyer au moment où le Conseil est vivement attaqué. Tenons-nous le prochain président du CSP ?

Je vous engage à lire cet entretien sur le site du Café 

Entretien avec François Durpaire et Béatrice Mabilon-Bonfils, sur « la fin de l’école »

Le café pédagogique nous propose un entretien avec François Durpaire et Béatrice Mabilon Bonfils à l’occasion de la parution de leur livre : « La fin de l’école ».

François Durpaire répond aux questions de François Jaraud.

Extrait :

Vous expliquez dans votre livre que les lycéens voient le lycée avant tout comme un lieu de socialisation. Quand vous parlez de fin de l'Ecole vous parlez de la fin des savoirs scolaires ? 
Il nous a paru intéressant de demander aux élèves à quoi est utile le lycée. Pour eux il n'est en premier pour aucun rôle. Pour connaître les métiers ce n'est pas lui. Pour comprendre le monde, Internet passe devant avec la télévision. La seule activité où le lycée est en tête c'est faire des rencontres. Cela signifie que dans la tête de nombre de lycéens, le lycée est un endroit où on rencontre ses pairs. On apprend en dehors de l'Ecole. A aucun endroit du monde on échappe au savoir brut. On arrive à une situation qui était bien vue par Ivan Illich. L'Ecole n'a plus le monopole du savoir. Il est délivré à tous sans intermédiaire. Cela fait qu'on a une inversion du rapport cognitif entre enseignant et élève. Il sait avant que l'enseignant aborde le sujet. Avec les tablettes, les smartphones les enfants ont accès à des quantités de savoir considérables. Cela remet en cause la position de l'enseignant.

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François Durpaire, Béatrice Mabilon-Bonfils, La fin de l’école. L’ère du savoir-relation, PUF,274 p., ISBN 978-2-13-062527-8

Evaluer, pourquoi changer ?

Le 4 juin, j’ai assisté au colloque organisé par le mouvement contre la constante macabre (MCLCM) d’André Antibi, dont le thème était :

« Pour des élèves et des étudiants heureux en travaillant,
les atouts de l’évaluation par contrat de confiance » (EPCC). »

20140625-113020-41420539.jpgJ’y ai entendu des personnalités de premier plan et des professeurs anonymes expliquer pourquoi ils avaient renoncé à l’évaluation « traditionnelle  » (pas à la notation sur 20) et mis en oeuvre une autre approche.

Tous ces professionnels de bon niveau et d’une grande bienveillance disaient qu’il fallait que l’évaluation serve à faire progresser l’élève et non à le punir. Ils disaient aussi que l’évaluation devait être conçue dès la préparation de la séquence pédagogique. Et que les « interro-surprises » n’avaient aucune utilité, sinon d’affirmer le pouvoir du maitre sur l’élève…………

Pour moi qui suis formateur de formateurs pour adulte depuis quelques décennies, j’en suis encore tourneboulé. (suite…)

Mais pourquoi l’école française aime tant l’échec ?

C’est ce qu’à demandé le Nouvel Obs à Alain Boissinot, President du Conseil supérieur des programmes.
Et ça vaut le coup. Il utilise la même métaphore que moi sur une industrie qui accepterait un fort taux de rebut.
Il lui paraît également contre-productif de continuer à considérer que tout le monde ne peut pas – ne doit pas ? – réussir.
Il plaide aussi pour le temps long et regrette d’avoir connu 10 ministres depuis le début de sa carrière. Aucun projet sérieux ne peut se mener en changeant tous les deux ans de chef de projet. Surtout à l’échelle d’une institution telle que l’EdNat.
Il plaide, et il me semble que c’est nouveau à ce niveau de responsabilité, pour la bienveillance et la confiance à priori comme source de réussite.
En bref je suis conquis. Je suis prêt à faire ma part, comme le préconise Pierre Rabhi avec sa parabole du colibri.
Et vous ?

Je vous recommande fortement la lecture de cet entretien.