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Edouard Claparède et l’évaluation

Les notes ont-elles une valeur pédotechniques ?

Les notes ont-elles une valeur pédotechniques ?

Pour Claparède[1] le scientifique, le terme évaluation a un sens particulier. Le psychologue expérimental mesure, pèse, confronte, compare, analyse.

Pour l’enseignant, l’évaluation se réduit souvent à la note. Or, la carte n’est pas le territoire. La représentation n’est pas le phénomène. Le débat que nous vivons actuellement en France, récurent depuis que l’école existe, est aussi biaisé par cette confusion.

Claparède traite de la question dans un article, paru à Genève, des archives de psychologie de décembre 1912 :

«Il n’y a guère d’école ou d’institution où le travail et la conduite des élèves ne soient appréciés par une série de notes périodiques, qui se donnent en général par chiffres, oscillant entre un maximum (par exemple 6), représentant le perfection et zéro, qui signifie le néant, les valeurs intermédiaires correspondant aux divers degrés de la qualité du travail ou de zèle : bien, assez bien, médiocre, mal, très mal.

Ces notes jouent, dans la vie de l’écolier, un rôle considérable. Ce sont elles qui vont établir le bilan de son activité quotidienne, de ses progrès mensuels, annuels. Elles constituent pour lui un dossier qui va l’accompagner jusqu’au seuil de l’âge adulte, et d’après lequel il sera jugé par sa famille, par ses camarades. Elles sont donc un facteur capital dont il convient que l’éducateur examine soigneusement les effets. (suite…)

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Sugata Mitra et les Environnements d’Apprentissage Auto-Organisés

Sugata Mitra

Le chercheur indien Sugata Mitra poursuit, depuis 1999, des recherches sur la capacité qu’ont les enfants à s’auto-former, individuellement ou collectivement. Ses premiers essais dénommés « Un trou dans le mur » l’ont fait installer des ordinateurs en libre accès pour les enfants d’un bidonville de New-Delhi, en 1999, puis à Hyderabad, en 2002, et à Kallipukam, en 2007.

Il était, au début de ses expériences, formateur en programmation informatique et, à force d’entendre ses amis dire que leurs enfants étaient doués, il a eu envie de voir si seuls les enfants de la bourgeoisie l’étaient. C’est alors qu’il a eu l’idée d’installer un ordinateur paramètré en anglais avec des jeux et des logiciels éducatifs en libre accès aux enfants du bidonville voisin. Il baptise cette expérience « The hole in the wall ».

(suite…)

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